De retour de Royat.
Et finalement, ce séjour aura été bien plus qu’une simple escapade.
Quelques jours pour marcher, découvrir, prendre l’air, retrouver des endroits que j’aime particulièrement et surtout continuer cette nouvelle manière de profiter de la vie.
Après la piscine, le vélo, les randonnées et les tractions, direction donc l’Auvergne.
Direction Royat, Clermont-Ferrand, le Puy de Dôme et le Sancy.
Et je crois que je ne pouvais pas rêver meilleur endroit pour continuer cette parenthèse.
Royat : une très belle découverte
Royat est une ville qui possède une identité assez particulière.
Station thermale, ville auvergnate, entourée de volcans et de nature, elle est construite sur une ancienne coulée de lave issue de la Chaîne des Puys. La Tiretaine traverse la ville et participe elle aussi à cette atmosphère particulière.
Mais ce que j’ai surtout apprécié, c’est cette impression d’être à la fois dans une petite ville, dans la montagne et à quelques kilomètres seulement de Clermont-Ferrand.
Il suffit de prendre un chemin pour rapidement retrouver les arbres, les sentiers et les paysages volcaniques.
Et puis il y a le patrimoine.
La Taillerie de Royat
Samedi 19 septembre, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, j’ai eu la chance de pouvoir entrer dans la Taillerie de Royat… sans réservation.
Et franchement, quelle chance !
Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre avant d’entrer.
Mais une fois à l’intérieur, j’ai découvert un lieu absolument sublime.
Un endroit qui semble avoir arrêté le temps.
La Taillerie a été créée à la fin du XIXᵉ siècle par Joseph Demarty, ingénieur et minéralogiste. Elle était spécialisée dans le travail des pierres fines et rares : améthystes, fluorines, agates, jade, opales, quartz…
Le site est particulièrement intéressant parce qu’il ne s’agit pas simplement d’un ancien bâtiment industriel.
Les machines, les outils, les installations et une partie des collections sont encore présents. La Taillerie a fonctionné pendant plus d’un siècle avant de fermer définitivement en 2004. Elle est aujourd’hui protégée au titre des Monuments historiques, avec ses installations techniques, sa clôture et les terrains associés.
Et ce qui rend l’endroit encore plus fascinant, c’est son lien direct avec la Tiretaine : les installations utilisaient autrefois la force de l’eau pour actionner les meules servant au travail des pierres.
En entrant dans les ateliers, j’ai vraiment eu cette impression étrange de remonter le temps.
Comme si les ouvriers étaient simplement partis quelques minutes et allaient revenir reprendre leur travail.
Pour moi, c’est exactement ce que doit être le patrimoine : un lieu qui raconte une histoire, mais qui permet aussi de ressentir cette histoire.
Et cette Taillerie représente vraiment quelque chose de l’Auvergne : la pierre, les volcans, les savoir-faire, l’eau, l’industrie et cette capacité à transformer les richesses naturelles de la région en quelque chose de magnifique.
📷 Galerie — Royat et la Taillerie
Quelques images de Royat, de ses rues, de son patrimoine et surtout de cette incroyable visite de la Taillerie lors des Journées européennes du patrimoine.
Le Puy de Dôme : 30 kilomètres pour prendre de la hauteur
Mais évidemment, impossible de venir dans le coin sans aller marcher.
Et pour cette sortie, j’ai choisi de partir directement depuis le camping de Royat.
Au programme : environ 30 kilomètres de randonnée.
Une vraie journée de marche.
Des kilomètres, des paysages, des chemins… et évidemment une petite étape indispensable :
la boulangerie. 😄
Parce qu’une randonnée de 30 kilomètres sans passer par la case boulangerie, ce n’est pas vraiment une randonnée réussie !
Plus sérieusement, cette balade m’a permis de retrouver tout ce que j’aime aujourd’hui dans la marche.
Partir pendant plusieurs heures.
Avancer à son rythme.
Ne pas regarder son téléphone.
Profiter du paysage.
Prendre le temps de s’arrêter.
Et surtout, avoir cette sensation de liberté que je recherche tellement depuis quelques années.
Le Puy de Dôme est évidemment un endroit particulier.
Depuis Royat, on est rapidement plongé dans cet environnement volcanique et forestier qui fait toute la richesse de la région. La ville de Royat elle-même indique d’ailleurs que ses chemins et sentiers permettent de rejoindre les secteurs du Puy de Dôme, de Charade et du Puy de Gravenoire.
Et puis il y a toujours cette satisfaction particulière lorsque l’on regarde les kilomètres parcourus à la fin de la journée.
30 kilomètres.
Encore quelques kilomètres au compteur.
Mais surtout beaucoup de souvenirs.
📷 Galerie — Le Puy de Dôme
Environ 30 kilomètres au départ du camping de Royat, avec les chemins, les paysages, le Puy de Dôme… et bien sûr la petite pause boulangerie qui va bien ! 😄
Le Puy de Sancy : une autre ambiance
Après le Puy de Dôme, direction un autre sommet emblématique de l’Auvergne :
le Puy de Sancy.
Cette fois, une boucle d’environ 7 kilomètres.
Et là encore, quel plaisir.
Le paysage change complètement.
On quitte progressivement l’environnement de Royat et du Puy de Dôme pour retrouver les grands espaces du massif du Sancy.
Le Puy de Sancy est le point culminant du Massif central, et les paysages qui l’entourent sont parmi ceux qui me donnent le plus envie de continuer à marcher.
Ce que j’aime particulièrement dans ces randonnées, c’est qu’il n’est pas nécessaire de chercher quelque chose d’extraordinaire.
Il suffit parfois simplement de marcher.
Regarder une montagne.
Un chemin.
Une vallée.
Un paysage qui change avec la lumière.
Et profiter.
📷 Galerie — Le Puy de Sancy
Une boucle d’environ 7 kilomètres autour du Puy de Sancy, entre chemins, reliefs volcaniques et grands paysages auvergnats.
Et puis Clermont-Ferrand…
Impossible de terminer ce séjour sans quelques photos de Clermont-Ferrand.
La ville, ses rues, son architecture et bien évidemment cette immense silhouette noire que l’on reconnaît immédiatement :
la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption.
Après toutes ces heures passées dans la nature, revenir en ville permet aussi de voir une autre facette de l’Auvergne.
Et puis il y a eu une rencontre un peu particulière.
Un salon de tatouage.
Le Sorcier Tattoo Shop
J’ai également pris le temps de passer devant Le Sorcier Tattoo Shop.
Et forcément, cela me permet de parler d’un tatouage qui a aujourd’hui une signification très particulière pour moi.


Le Sorcier Tattoo Shop sur Instagram
Un tatouage qui raconte une partie de mon histoire
Et puis il y a ce tatouage.
Sous la date 09/02/2022, une date que je n’oublierai jamais.
C’est la date à laquelle ma maladie s’est déclenchée.
Et sous cette date, il y a une ligne.
La ligne du Puy de Dôme.
Ce choix n’est évidemment pas anodin.
Depuis 2024, je retourne régulièrement dans le Puy-de-Dôme avec un objectif très simple : me soigner et faire disparaître, autant que possible, certaines séquelles de ma maladie.
En 2024, il y a notamment eu la kiné et la cure thermale.
Et cette cure a été fabuleuse.
Pas seulement pour les soins eux-mêmes, mais aussi pour tout ce qu’il y avait autour.
Le fait de changer d’environnement.
De marcher.
De bouger.
De prendre l’air.
De retrouver la nature.
De penser à autre chose.
Et surtout de constater que mon corps pouvait encore faire énormément de choses.
Depuis, j’y retourne chaque année.
Et petit à petit, quelque chose s’est installé.
Les randonnées.
Les paysages.
Les kilomètres.
Les bonnes tables.
Les truffades. 😄
Les moments simples.
Et surtout…
du bonheur.
Une ligne pour ne pas oublier… mais surtout pour avancer
Ce tatouage représente finalement assez bien ce que je ressens aujourd’hui.
La date 09/02/2022 représente le début d’une période que je n’aurais évidemment jamais choisie.
Mais la ligne du Puy de Dôme, elle, représente tout ce qui est venu après.
Les soins.
Les efforts.
Les randonnées.
Les cures.
Les kilomètres.
Les progrès.
Les moments difficiles aussi.
Mais surtout cette volonté de continuer à avancer.
Aujourd’hui, quand je regarde cette ligne, je ne vois pas uniquement la maladie.
Je vois aussi Royat.
Je vois le Puy de Dôme.
Je vois les chemins.
Je vois mes randonnées.
Je vois les cures thermales.
Je vois les kinés.
Je vois les truffades.
Je vois les paysages.
Et je vois surtout toutes ces fois où je me suis dit :
« Allez, on continue. »
Et finalement… pourquoi arrêter maintenant ?
Il y a quelques années, je n’aurais probablement jamais imaginé écrire ce genre d’article.
Parler de randonnées de 10, 15 ou 30 kilomètres.
Parler de vélo.
De piscine.
De montagne.
De cures thermales.
De truffades.
Ou simplement raconter une journée passée à marcher sans regarder mon téléphone.
Et pourtant, c’est devenu une partie importante de ma vie.
Je ne prétends pas que tout est parfait.
Il y a toujours les douleurs, les séquelles, les jours avec et les jours sans.
Il faut toujours écouter son corps.
Adapter les efforts.
Accepter parfois de ralentir.
Mais aujourd’hui, je préfère regarder tout ce que je peux encore faire plutôt que de m’attarder uniquement sur ce que la maladie m’a pris.
Et le Puy-de-Dôme est devenu, quelque part, un endroit particulièrement important pour moi.
Un endroit où je viens pour prendre soin de moi.
Un endroit où je marche.
Un endroit où je mange de la truffade. 😄
Un endroit où je respire.
Un endroit où je retrouve un peu de liberté.
Et surtout…
un endroit où je suis heureux.
Alors oui, depuis 2024, j’y retourne chaque année.
Et je compte bien continuer.
Parce qu’entre une randonnée, une cure, une séance de kiné, une boulangerie sur le chemin, un beau paysage et une bonne truffade…
il y a finalement beaucoup de raisons de revenir.
Et beaucoup de raisons de profiter de la vie.
📷 Galerie — Clermont-Ferrand et quelques souvenirs

La cathédrale, les rues de Clermont, le Sorcier Tattoo Shop et quelques images qui viennent compléter cette parenthèse auvergnate.
À suivre…
Parce que finalement, cette histoire n’est pas terminée.
Et tant qu’il y aura des chemins à parcourir, des montagnes à découvrir, des kilomètres à faire et des truffades à manger…
je continuerai d’avancer. 😄
