Après avoir raconté ce séjour à travers mes randonnées, mes découvertes et mes kilomètres parcourus, j’avais envie de revenir une dernière fois sur ces quelques jours en Auvergne.
Mais cette fois, avec un autre regard.
Un regard beaucoup plus lent.
Celui de la photographie argentique.
Pendant ce séjour à Royat, au Puy de Dôme, au Sancy et à Clermont-Ferrand, j’ai ressorti un appareil qui fait partie de l’histoire de la photographie d’une autre époque : mon Zénit 11, accompagné de son objectif Hélios.
Pas de rafale.
Pas d’écran.
Pas de possibilité de regarder immédiatement la photo.
On cadre.
On fait la mise au point.
On déclenche.
Et puis on avance.
Le reste, on le découvrira plus tard.
Pourquoi ressortir un appareil argentique ?
Aujourd’hui, nous avons tous l’habitude de prendre des dizaines, voire des centaines de photos avec nos téléphones.
On photographie tout.
On regarde immédiatement le résultat.
On recommence si la photo ne nous plaît pas.
Avec l’argentique, c’est complètement différent.
Chaque déclenchement compte.
Il faut prendre le temps de regarder réellement ce que l’on a devant soi avant de prendre la photo.
Et finalement, cela correspond assez bien à l’état d’esprit dans lequel je suis aujourd’hui.
Depuis quelque temps, j’essaie justement de ralentir.
De moins regarder les écrans.
De profiter davantage des endroits où je me trouve.
De marcher.
De regarder autour de moi.
Alors forcément, ressortir un appareil argentique pour photographier l’Auvergne avait quelque chose de particulièrement cohérent.
Le Zénit 11 et l’Hélios
Le Zénit 11 est un appareil d’une autre époque.
Un appareil mécanique, simple, robuste, sans électronique moderne pour venir nous rappeler que la photo est en train d’être prise.
Et surtout, il y a cet objectif Hélios.
Un objectif que j’aime particulièrement pour son rendu et cette petite personnalité qu’il apporte aux images.
Avec lui, les photographies ne cherchent pas forcément la perfection.
Elles ont leur caractère.
Une lumière particulière.
Un flou.
Un contraste.
Une petite imperfection parfois.
Et c’est justement ce que j’aime.
Les photos argentiques ne ressemblent pas forcément à ce que l’on obtient aujourd’hui avec un téléphone ou un appareil numérique.
Elles ont une autre façon de raconter les choses.
Cinq galeries pour raconter le séjour autrement
Pour cet article, j’ai donc choisi de réunir cinq galeries photographiques.
Cinq petits morceaux de ce séjour.
Certaines images montrent les paysages.
D’autres les chemins.
D’autres encore les villes, les détails ou simplement des choses que j’ai eu envie de garder en mémoire.
Il n’y a pas forcément une logique parfaite dans ces photos.
Et c’est volontaire.
Ce sont simplement des souvenirs.
Des images prises au fil des journées.
Des endroits où je me suis arrêté quelques secondes.
Des paysages devant lesquels j’ai eu envie de déclencher.
Et parfois, tout simplement, une photo prise parce que j’aimais ce que j’avais devant les yeux.
📷 Galerie 1 — Royat
On commence évidemment par Royat.
C’est là que j’ai posé mes valises pendant ce séjour.
Royat est rapidement devenu un point de départ pour partir marcher, découvrir les environs et rejoindre les chemins qui permettent de prendre de la hauteur.
Mais la ville elle-même mérite aussi que l’on s’y attarde.
Ses rues.
Ses bâtiments.
Ses détails.
Son environnement.
Et cette proximité immédiate avec la nature.
J’ai donc pris le temps de photographier quelques-uns de ces petits morceaux de Royat avec le Zénit 11.
Quelques souvenirs de Royat, photographiés en argentique au Zénit 11 et à l’Hélios.
📷 Galerie 2 — Le Puy de Dôme
Impossible évidemment de parler de ce séjour sans revenir au Puy de Dôme.
Quelques jours auparavant, j’avais déjà raconté cette randonnée d’environ 30 kilomètres au départ du camping de Royat.
Une longue journée de marche.
Des chemins.
Des paysages.
Des kilomètres.
Et cette fameuse pause boulangerie qui était devenue presque obligatoire. 😄
Mais cette fois, je voulais simplement laisser parler les images.
Prendre le temps de regarder les paysages autrement.
Avec l’argentique, les montagnes, les arbres et les chemins prennent parfois une autre dimension.
La photographie devient moins immédiate.
Elle garde une part de surprise.
Le Puy de Dôme, les chemins et les paysages auvergnats vus à travers le Zénit 11.
📷 Galerie 3 — Le Puy de Sancy
Après le Puy de Dôme, il y avait évidemment le Puy de Sancy.
Une autre ambiance.
Une autre montagne.
Une autre lumière.
La randonnée était plus courte, avec une boucle d’environ 7 kilomètres, mais les paysages étaient tout aussi impressionnants.
Ici encore, j’ai sorti le Zénit.
Et plutôt que de chercher uniquement les grandes photos de paysage, j’ai essayé de garder quelques détails.
Un chemin.
Une pente.
Une montagne.
Une lumière.
Un morceau de paysage.
Parce qu’au final, ce sont parfois ces petites choses qui restent le plus longtemps dans nos souvenirs.
Quelques images du Puy de Sancy et du massif auvergnat, réalisées en argentique.
L’argentique, une autre façon de regarder
Ce séjour m’aura finalement permis de faire quelque chose que j’aime de plus en plus : prendre mon temps.
Marcher.
Regarder.
Photographier.
Et ne pas forcément chercher à tout immortaliser.
Avec un appareil numérique, on peut facilement prendre dix photos d’une même scène.
Avec l’argentique, on réfléchit davantage.
Chaque photo devient un petit choix.
Et lorsque l’on découvre finalement les images développées, il y a aussi cette part de surprise.
Certaines photos sont exactement comme on les imaginait.
D’autres sont différentes.
Certaines sont réussies.
D’autres beaucoup moins. 😄
Mais ce n’est pas très grave.
Parce que le but n’est pas de produire une série parfaite.
Le but est de garder une trace du voyage.
Des images qui complètent les souvenirs
Dans mon précédent article, je racontais surtout ce que j’avais vécu pendant ce séjour : les kilomètres parcourus, les randonnées, Royat, le Puy de Dôme, le Sancy, Clermont-Ferrand, les découvertes et tous ces petits moments qui ont rendu ces quelques jours particuliers.
Ces cinq galeries racontent finalement la même histoire.
Mais sans les mots.
Elles montrent simplement ce que j’ai eu envie de regarder.
Et peut-être que c’est aussi ça que j’aime dans la photographie.
Elle permet de revenir à un endroit plusieurs semaines, plusieurs mois ou même plusieurs années plus tard.
On regarde une image.
Et immédiatement, on se rappelle où l’on était.
La lumière.
Le temps qu’il faisait.
Le chemin parcouru.
La fatigue.
Une odeur.
Un bruit.
Un moment précis.
Et maintenant ?
Ce séjour dans le Puy-de-Dôme restera évidemment associé à beaucoup de choses.
Aux kilomètres.
Aux randonnées.
À Royat.
Au Puy de Dôme.
Au Sancy.
À Clermont-Ferrand.
À la truffade. 😄
Mais maintenant, il restera aussi associé à ces quelques pellicules.
Quelques dizaines de photographies qui auront attendu tranquillement leur moment avant de révéler ce qu’elles avaient enregistré.
Et finalement, c’est peut-être ce que j’aime le plus dans l’argentique.
Il faut accepter d’attendre.
Et aujourd’hui, apprendre à attendre un peu n’est peut-être pas une si mauvaise chose.
Alors je vais continuer à marcher.
Continuer à découvrir.
Continuer à prendre des photos.
Et peut-être ressortir encore un peu plus souvent ce vieux Zénit 11 et son Hélios.
Parce qu’après tout…
il reste encore beaucoup de chemins à parcourir. 📷
